Série communale : mariages.
Date
1834-1853
Cote
5E63/13, 5E63/35 (Ancienne cote aux AD Jura)
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Contexte : Archives communales déposées : VERIA
- Archives postérieures à 1789
- Etat civil (série E)
- Série communale : mariages.
Producteur :
Située dans l'arrondissement de Lons-le-Saunier, canton de Saint-Amour, la commune de Véria se situe au pied du versant oriental du Mont Charvet (670 mètres d'altitude), dans l'une des premières combes du premier plateau du Jura. Le village est limité au nord par la commune de Chevreaux, au sud par Andelot, à l'est par Gigny et Graye-et-Charnay, et à l'ouest par Montagna-le Reconduit. Il regroupe de nombreux hameaux, écarts et lieux-dits, dont Granges-de-Nom, le Moulin, les Quatre-Bornes, la Graveleuse, la Grande Picard, le Mont Chancet et le Chanet. En 1821, la commune de Granges-de-Nom a été réunie à celle de Véria par ordre royal, malgré l'opposition du conseil municipal de Granges-de-Nom à ce projet.
D'après Alphonse Rousset (Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes [&] du Jura, 1853-1858), le village existait visiblement déjà au IXe siècle, lorsque l'abbé Bernon venait fonder l'abbaye de Gigny dans la vallée du Suran. L'église de Véria, dédiée à Saint-Martin, était d'ailleurs l'église-mère de Gigny. Le curé résidait tantôt à Gigny, tantôt à Véria, et entretenait un vicaire dans le lieu qu'il n'habitait pas. Cependant, dès 1686, les titulaires de cette paroisse ont définitivement fixé leur résidence à Véria, prenant le titre de curés de Véria et de vicaires perpétuels de l'église paroissiale de Gigny. Au XIIIᵉ siècle, Humbert de Buenc, chevalier et seigneur du fief de Véria, faisait don d'un étang et d'un moulin situés sur le territoire de la commune aux religieux de Gigny. Le fief a ensuite été partagé : une partie revenait à une branche de la famille de Montmoret installée à Saint-Julien, l'autre à la maison de Montaigu, seigneurs de Moirans. La seigneurie principale appartenait alors à Jean sire de Marigna, puis à ses descendants, qui ont accordé une charte d'affranchissement aux habitants de Véria. Une famille locale, détentrice de la prévôté de Véria, adoptait le nom du village et s'enrichissait progressivement jusqu'à acquérir la seigneurie. L'un de ses membres, Philibert de Véria, était conseiller et chambellan de Charles le Téméraire. En 1503, il obtenait de l'archiduc Philippe le droit de racheter la seigneurie de Saint-Julien, avant d'acquérir la seigneurie principale de Véria. Enfin, en 1754, Jacques-Philippe de La Baume, comte de Saint-Amour, vendait la seigneurie de Véria à Joseph Marie Emmanuel Deglans de Cessia, seigneur du village jusqu'à la Révolution française.