Sociétés populaires révolutionnaires du Jura

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Sociétés populaires révolutionnaires du Jura

Cote/Cotes extrêmes

10L

Date

an II-an III

Biographie ou Histoire

 

Dès les premiers temps de la Révolution, des associations sont apparues où sont débattues des affaires politiques. C'est en 1790 que l'on constate un réel essor de ces clubs qui prennent majoritairement le nom de " Les amis de la Constitution ". Animés, à l'origine, par des notables partisans des réformes, ils se radicalisent peu à peu, sous l'influence notamment du club des Jacobins auquel la plupart sont affiliés.

 

En juin 1793, les clubs sont épurés de leurs membres modérés qui cèdent leur place aux partisans de Robespierre. Durant la Terreur, leur rôle évolue considérablement. Une Société populaire doit être établie dans chaque ville. De relais de diffusion des idées politiques du pouvoir central, elles se transforment en organes de contrôle. Bien que n'ayant jamais été dotées légalement d'un quelconque pouvoir, pas même celui d'influencer les autorités locales ou de faire des pétitions (décret du 30 septembre 1792), le champ de compétences des Sociétés populaires est étendu à tous les aspects de la vie publique locale par le décret du 25 juillet 1793, qui interdit notamment aux autorités locales d'entraver leur fonctionnement. Si les Sociétés populaires n'ont pas le droit d'arrêter des suspects, elles peuvent désormais les dénoncer aux Comités de surveillance, nouvellement créés, qui eux sont aptes à délivrer des mandats d'arrêts.

 

Après le coup d'Etat de thermidor et la dissolution du club des Jacobins, la loi du 25 vendémiaire III interdit aux Sociétés populaires de correspondre ou de s'affilier entre elles. La Constitution de l'an III met un terme aux Sociétés populaires, qui sont définitivement dissoutes le 6 fructidor III.

 

Dans le Jura, et compte tenu de l'état lacunaire des fonds des Sociétés populaires, il est difficile d'avoir une idée précise du rôle qu'elles ont effectivement joué. Seuls les registres des délibérations des Sociétés populaires de Lons-le-Saunier et Salins permettent d'estimer leur influence.

 

Modalités d'entrées

Entrées entre le XIXe et le XXe s. le plus souvent à l'occasion de dépôt d'archives communales.

Modalités d'entrée : Versement

Conditions d'accès

Documents communicables sauf éventuel mauvais état matériel ou sanitaire (indiqué en note du document ou de la cote impacté).

Autre instrument de recherche

Chrstian Michel-Brevot, Fonds des Sociétés populaires du Jura (sous-série 10L). Répertoire numérique sous la direction de Patricia Guyard, directrice, à partir de la reprise par Y. Cranga (1978- 1990) des inventaires antérieurs de P. Boyet, J. Prince (1968), et G. Mauduech (1978-1979). Montmorot, Archives départementales du Jura, 2011. Accès à l'inventaire

Existence et lieu de conservation des originaux

 

Les archives municipales de Saint-Claude conservent le registre de délibérations de la société populaire de cette ville, et plusieurs dossiers de correspondance. Un particulier conserverait le ou les registres de la société populaire de Voiteur.