1977-1999

Les Archives départementales du Jura aux salines de Montmorot

Inauguration du bâtiment des Archives le 20 septembre 1980,

en présence de Jean-Philippe Lecat, ministre de la Culture,

Michel Petit-Uzac, préfet, et Pierre Brantus,

président du Conseil général (cl. Arch. dép. Jura)

 

 

 

Le bâtiment avant son agrandissement de 2000

(Arch. dép. Jura, cl. C. Mars)

 

 

 

La salle de lecture, d'une capacité de 28 places, affichait

parfois "complet" (cl. Arch. dép. Jura)

 

 

 

 

 

 

L’arrêt de l’activité des salines de Montmorot en 1966 après deux siècles de fonctionnement, fournit l’opportunité au Conseil général du Jura d’acquérir un terrain suffisamment vaste pour y construire un bâtiment de 14 km de capacité de conservation, doté de bureaux, salles de tri et salle de lecture adaptés à l’accroissement des fonds, du personnel et des missions des Archives ainsi qu’à l’évolution du public. Avec l’archiviste Catherine Marion qui ‘conduisit’ le chantier de construction à partir de 1969, les Archives départementales quittèrent définitivement l’ancien prieuré bénédictin en 1977. Néanmoins, à la préfecture demeure toujours un local spécifique de préarchivage pour ses propres dossiers, d’une capacité d’environ un km de rayonnage.

 

Le nouveau bâtiment des Archives était alors tourné vers la route nationale : entrée principale et salle de lecture étaient en vis-à-vis direct de la grande route. La salle de lecture, bien que petite encore, répondait aux besoins croissants de consultation par un public renouvelé d’étudiants et surtout de généalogistes.

 

Dès sa conception, le bâtiment pouvait accueillir des ateliers de reliure et de photographie qui furent effectivement mis en service respectivement en 1981 et 1987. Les magasins de conservation étaient enserrés dans la tour de 8 étages du bâtiment. Cependant, sur les 21 km de rayonnages prévus, seuls 14 kilomètres furent mis en place dès 1980 ; une seconde tour prévue au projet n’avait pas été construite. Le rapatriement des fonds conservés jusque-là dans une annexe et l’arrivée de nouveaux versements retardée pendant l’époque de saturation du bâtiment à la préfecture et lors des travaux de construction du nouveau bâtiment, portaient à 10,5 km le métrage conservé dans le bâtiment dès 1981.

 

Une annexe devait à nouveau accueillir des fonds les années suivantes, et le bâtiment principal s’avérer rapidement trop exigu pour accueillir les versements administratifs toujours plus volumineux, et les dépôts communaux qui se multipliaient à la suite de la loi de 1970 sur le dépôt obligatoire des archives centenaires des communes de moins de 2000 habitants. Parce qu’une nouvelle saturation guettait dès le début des années 1990, ennemie jurée de l’archiviste qui ne peut plus remplir ses obligations d’accueil et de traitement des documents publics, il fallait sans tarder lancer un nouveau chantier, sur place cette fois-ci, pour finaliser en somme le projet initial des années 1970.

 

 

Extrait du Guide des archives du Jura de Henri Hours, 1993,

compléments P. Guyard, 2011©