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Des institutions, des hommes et... des archives, au fil de l'histoire

Aperçu de la constitution et de la collecte des fonds aux Archives du Jura

 

Un fonds d’archives rassemble les documents produits (et conservés) au fil du temps par une institution ou des personnes au cours de tout ou partie de leurs activités dont ils portent donc trace, témoignage, ou preuve. Chaque fonds d’archives a aussi sa propre histoire, très liée à celle de son producteur. Cette histoire est souvent mouvementée, faite parfois de rupture, de perte, de destruction, de sélection, de transfert et de démembrement, mais aussi de fusion, de complément, d’accroissement, tout ceci en fonction des aléas que connaissent la vie de ceux qui ont produit ou conservé chaque fonds, et de l’Histoire à proprement parler.

Du point de vue de la géographie féodale, le Jura est la partie méridionale de l'ancien comté de Bourgogne, amputée de quelques communes dans la région de Saint-Amour, augmentée de quelques autres le long de l'Ain et des enclaves bourguignonnes de la région de Dole. Du point de vue ecclésiastique, il était partagé entre les diocèses de Besançon et de Lyon. Les fonds d'archives antérieurs à la Révolution conservés aux Archives du Jura, à l’instar de toutes les archives départementales, proviennent de quatre types d'institutions : féodales ou seigneuriales, ecclésiastiques ou hospitalières, communales, administratives ou judiciaires.

Les fonds les plus anciennement constitués l’ont été au sein des abbayes, pour certaines fondées dès le haut Moyen-Âge (Saint-Oyen de Joux, Baume-les-Messieurs) et qui, par vocation et nécessité, n’ont jamais cessé de produire et conserver l’écrit. Les graves troubles militaires et sociaux de la Guerre de Cent Ans, des guerres de Louis XI, d’Henri IV, de Louis XIII (Guerre de Dix Ans, dramatique épisode comtois de la Guerre de Trente Ans) et dans une moindre mesure de Louis XIV, mirent à mal bon nombre de fonds d’archives de toute sorte.

Dole était la capitale administrative du comté de Bourgogne ou Franche-Comté. Mais lorsque celle-ci fut rattachée à la France (1678), ses institutions centrales, Parlement et Chambre des comptes, et leurs archives, furent successivement transférées à Besançon, promue nouvelle capitale comtoise. Les archives du Jura antérieures à 1790 sont donc celles d'institutions administratives, judiciaires, seigneuriales, communales et ecclésiastiques d'une étendue et aux compétences ne dépassant qu'exceptionnellement les limites du département actuel. Les différentes réformes administratives de l'époque contemporaine n'ont pas changé cet état de choses.

Jusqu’à la Révolution, chaque institution assurait elle-même la garde de ses archives.

La Révolution provoqua un rassemblement sans précédent des archives des institutions d’Ancien Régime abolies et des établissements ecclésiastiques nationalisés. Malgré quelques très lourdes pertes, ces fonds ramenés à Lons de tout le département par le biais des chef-lieux de districts constituent le noyau des fonds anciens des Archives du Jura.

Depuis la Révolution, l'existence d'une législation et d'une réglementation sur les archives publiques, et l’instauration d'un service public chargé de leur centralisation et de leur conservation en chaque chef-lieu de département, ont complètement changé les conditions dans lesquelles se constituent et se transmettent les fonds d'archives. Ces deux faits ont permis d'assurer tant bien que mal la préservation de l'essentiel de la production des administrations du département depuis 1790, le seul frein véritable ayant été, pendant longtemps, la faiblesse des moyens matériels et humains et l'exiguïté des locaux affectés à cette mission.

A partir des années 1970-1980, la préservation des archives privées (familiales, économiques, sociales et culturelles), s’est fait une large place dans le Jura, de même que celle des archives communales. Tandis que les missions confiées aux Archives départementales se sont étendues jusqu’à la valorisation des fonds au profit du public le plus large possible, les défis de notre temps sont devenus les défis des Archives : complications et transformations radicales de l’administration territoriale en moins de 30 ans, informatisation des procédures, dématérialisation des documents, diffusion possible des sources sur de nouveaux supports et en dehors des Archives.

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