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Dix siècles d'histoire et vingt kilomètres de documents vous attendent...

Les Archives départementales sont nées, à la Révolution, de nécessités administratives et d’une volonté politique. La loi qui les instaura le 5 brumaire an V (26 octobre 1796), officialisait, dans le Jura comme en bien d’autres départements, une situation de fait depuis 1790-1791. Il s’agissait de rassembler, au chef-lieu des districts puis du département, les papiers produits par les institutions abolies à la Révolution, les documents séquestrés sur les établissements religieux dont les biens furent nationalisés, ou encore les titres des personnes émigrées ou inquiétées à la Révolution. Ce rassemblement sans précédent était justifié par la gestion courante des affaires à traiter par de nouvelles administrations, par la conservation des titres et droits publics et privés, enfin par la volonté politique de communiquer à tout citoyen les actes de l’administration, par opposition au « secret d’État ». Dès l’origine, des Archives départementales furent aussi requises pour la conservation des documents produits par les nouvelles administrations départementales. Les Archives ne furent jamais un conservatoire endormi ni un coffre-fort, mais une institution vivante, qui accroît ses fonds et s’ouvre à tous.

Aujourd'hui, les Archives départementales du Jura, service du Conseil général du Jura, comptent près de 20 kilomètres de documents des Xe–XIe siècles à nos jours, enrichis d’une bibliothèque spécialisée. Sans interruption depuis deux siècles, ces millions de documents sont collectés, classés, inventoriés, préservés et communiqués par des professionnels de l’écrit, qui travaillent depuis plus de trente ans dans un bâtiment spécifique, modernisé et agrandi en 2000.

Et ces documents, sur parchemin, sur papier, et bientôt sur support électronique, ce sont avant tout dix siècles d’histoire(s) d’hommes, de femmes et d’enfants, de familles riches et pauvres, citadines ou rurales, que les papiers saisissent ou décrivent dans leurs conditions et activités personnelles, sociales, foncières, professionnelles, publiques et politiques, agissant seuls ou assemblés en communautés d’habitants, communes, paroisses, fruitières, coopératives, entreprises…, oeuvrant aussi au sein d’institutions administratives, judiciaires, politiques, ecclésiastiques, associatives, éducatives, hospitalières et sociales. Tous, des plaines de la Bresse à la Haute Chaîne en passant par le vignoble du Revermont, la Petite montagne et les plateaux, ont fait vivre, bâti et transformé terroirs et villes, routes et rivières, ressources de toutes natures, mais aussi mentalités et société, culture et arts, religion et pensée, en défiant le temps et ses malheurs récurrents, y laissant leur empreinte, célèbre ou presque anonyme.

Ces fonds d’archives ne demandent qu’à être lus pour que revive et se laisse comprendre une part considérable de l’histoire, proche ou lointaine, du département, seuls ou confrontés aux vestiges archéologiques enfouis, au bâti existant, à des monuments, aux territoires, à la mémoire individuelle et collective… Ceci pour élargir dans les consciences, voie parmi d’autres, les horizons du possible de l’homme.